La définition du Yoga:Pratique Universelle du corps et de l'esprit

Niyama: discipline morale

SAUCHA - la propreté, la pureté

Saucha fait d'abord référence à la propreté du corps, extérieure et intérieure : les pratiques postures (Asanas) et et les techniques du souffle (Pranayama) ont des effets de détoxification et de nettoyage des organes. Cette propreté est également mentale, émotionnelle : dans la pratique, il s'agit de faire le ménage en soi, grâce à la concentration sur le souffle, mais aussi grâce à une rigueur imposée par les postures et leur enchaînement. Ce qui est d'abord un effort – d'alignement, de maintien dans une posture, de concentration – devient une façon d'être et l'accès à une certaine épure : il s'agit de se débarrasser du superflu.

 

SAMTOSHA - le contentement

Patañjali (l'Auteur des Yoga-Sutras) a écrit que « le plus grand bonheur réside dans le contentement de soi ». Ici, nulle question de fierté ou d'orgueil, bien au contraire, samtosha est un appel à la modestie qui consiste à savoir se réjouir de ce que l'on est. C'est baigner dans l'acceptation et, plus encore, dans la joie de cette acceptation. C'est ne pas ressentir de manque. La pratique y aide en incitant à trouver du plaisir dans la posture, à la savourer – aussi difficile soit-elle.

 

TAPAS - la persévérance

Tapas est le feu présent au cœur de toute action difficile, mais aussi le feu nécessaire pour rester dans sa vérité : ce niyama (ce conseil) invite à ne pas renoncer à sa vérité, à rester fidèle à soi, à ce qui nous est cher, non à ce que les autres nous imposent. C'est l'un des apprentissages évidents de la pratique régulière et assidue : elle enseigne la persévérance. Mais encore faut-il savoir où est sa vérité. Dans la pratique, cela passe par le retour incessant au souffle, à ce qui est, à ses appuis dans le sol, à ses acquis solides.

 

SVADHYAYA - l’auto-analyse

Toute activité qui favorise l'étude de soi, l'examen de son comportement, de ses émotions et de ses pensées relève de svadhyaya. C'est donc tout aussi bien savoir prêter attention à ce que l'on ressent et pense durant la pratique, que lire, étudier, se nourrir d'expérience rapportées par d'autres et qui trouvent un écho en nous. Mais il s'agit moins d'une quête que d'une posture intérieure ; lorsque nous sommes dans cette attention à ce qui se passe en nous, les livres ou les rencontres nourrissantes viennent à nous, plus que nous les choisissons. L'écoute de soi engendre une écoute plus largement ouverte sur l'extérieur.

 

ISVARAPRANIDHANA - l'abandon au "divin", piété etc.

À force de persévérance (tapas) et d'auto-analyse (svadhyaya), la pratique amène à prendre conscience que nos actions, nos postures ne sont pas que « moi », qu'elles sont une expérience spirituelle du lien entre le « moi » et le « Divin » - que l'on l'appelle également le mystère, la nature, Dieu ou encore le grand tout, selon ses convictions etc. Acquise dans la méditation, la pratique devient une offrande, et non pas un cadeau égoïstement conservé et admiré ; elle invite à ne pas rester attaché à sa performance physique, à son corps, en se reliant à plus grand. C'est le sens même du yoga : se sentir « uni » (corps-esprit), aussi bien à l'intérieur de soi qu'avec le tout, autour de soi. C'est la voie de la libération et du non-dualisme. Swami signifie celui qui s'est accompli et abondonner au Soi "divin" !

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